Guérilla marketing : opération commando à moindre coût
Terme lancé en 1984 dans un livre du même nom de Jay Conrad Levinson, le guérilla marketing est un marketing non conformiste à petit budget. Misant sur les idées plutôt que sur les budgets, le guérilla marketing a séduit en 25 ans les entreprises, de la TPE, PME aux grandes marques.
S’appuyant sur des techniques comme le street marketing et le marketing viral, le guérilla marketing s’apparente davantage à une opération commando, “illégale”, à moindre coût.
L’esprit est simple : braver les interdits pour obtenir des retombées médiatiques importantes. Spectaculaires, rapides et osées, ces opérations séduisent en France. Certaines se retrouvent à la une du journal télé, d’autres au cœur d’un buzz entre passants venus là par hasard, étonnés par tant de culot…
La clé d’un tel succès ? Une idée inédite et originale : détourner un lieu, un symbole… Un “happening” déjà vu ne fera aucun effet…
Mais comment expliquer alors la rareté de tels événements au vu des retombées médiatiques importantes ?
En France, contrairement aux pays anglo-saxons, une réglementation stricte existe encadrant le marketing de rue.
Ainsi, lorsque qu’en 2005, Nike décide de vêtir la copie parisienne de la statut de la liberté du maillot de Tony Parker à l’occasion de son deuxième titre NBA, les médias répondent présents… mais la police aussi !
Détour au commissariat, procès, amendes… Ces risques mesurés ont un poids relativement faibles face aux retombées d’un guérilla marketing bien orchestré (JT, presse…).
Pourtant séduits par ces opérations, les annonceurs en France sont encore frileux et hésitent à passer à l’acte.

