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Archive for juin, 2010

Facebook va-t-il devenir votre nouveau moteur de recherche ?

juin 29th, 2010

Il y a un peu plus d’un mois le réseau social Facebook lançait un nouveau système baptisé Open Graph. Prémisse d’une nouvelle révolution dans le monde du Web pour certains, il permet de « cartographier » non seulement les relations établies entre des personnes, mais aussi celles établies avec des sites, des films, des objets. CARIBOU revient pour vous sur Open Graph.

Il ne s’agit pas de décrire ici, en détail, les nombreuses facettes d’Open Graph (qui comprend, entre autre, l’introduction d’une monnaie virtuelle pour les 400 Millions d’utilisateurs Facebook !). Arrêtons-nous sur une seule de ces fonctionnalités, peut-être la plus importante pour les internautes et les développeurs de site : l’extension de la « Likebox » à l’ensemble du Web.

La « Boîte à aimer »
La « Likebox », c’est le fameux Bouton « J’aime » qui a fleuri un peu partout sur Facebook et qui vous permet d’exprimer votre intérêt pour un propos, ou un contenu texte ou multimédia.
Là où, auparavant, ce bouton était réservé au seul Facebook, il s’étend désormais à tout le Web avec Open Graph.

1er niveau
Concrètement, chaque site peut désormais intégrer facilement cette fonctionnalité et avoir son bouton Facebook « Like ». Anodin me direz-vous ? Ce bouton permet pourtant à chaque utilisateur de rendre visible son intérêt pour cette page… en affichant cet intérêt sous la forme d’un message dans son propre fil d’actualité Facebook.

Par exemple, le site IMDB (Internet Movie Data Base), gigantesque base de donnée américaine de films, intègre désormais un tel bouton Facebook « Like » dans ses pages, à côté du descriptif des films. Quand un internaute clique sur ce bouton, cette action apparaît immédiatement dans son fil d’activité sur la plateforme sociale. Chacun de ses amis Facebook sait donc qu’il aime ce film, qui est au passage mis en avant, ainsi qu’IMDB…
C’est le 1er niveau « utilisateur », et la partie disons « visible » d’Open Graph.

2ème niveau
Comme souvent, il y a aussi la partie « invisible » à l’œil de l’internaute, qui, sans être ni cachée, ni obscure, mérite d’être bien présente à l’esprit de toutes les personnes intéressées par l’évolution du Web.
Avoir accès à ces données (= « qui aime quoi ? ») est extrêmement intéressant pour Facebook : elles lui ouvrent en effet bien des portes. Grâce à Open Graph, le réseau social peut désormais construire des listes de fans d’un film, d’une équipe de sport, et établir ainsi des relations complexes entre personnes, objets, œuvres ou sites Web.
Chaque utilisateur pourra aussi voir apparaître les visages de ses amis qui aiment tel ou tel film ou telle équipe de foot par exemple.

Vers un Web encore plus social
Cette nouvelle fonctionnalité est aussi très importante pour les sites Web qui l’adoptent, puisqu’elle contribue à générer du trafic vers ces sites. Mais plus important encore, avec Open Graph, Facebook est maintenant capable de construire une véritable « cartographie affective » du Web, reposant sur les « J’aime » des internautes.

Vos recherches via Facebook ?
La question à se poser est donc la suivante : à quand un classement de la popularité des sites Web en fonction des « J’aime » des internautes ? Et quelle place sur la toile pour le site qui détiendra l’ensemble de ces informations ?

Cette technologie semble donc avoir un potentiel prometteur pour les fournisseurs de service en ligne, mais soulève bien des questions au niveau du respect de la vie privée (les nouvelles conditions d’utilisation Facebook prévoient que l’entreprise puisse communiquer des informations personnelles à ses partenaires). Pandora, Yelp, The Washington Post et même Microsoft ne s’y sont pas trompés et l’ont déjà adopté…

Une affaire que CARIBOU suit de près pour vous !

Pour voir ou revoir des extraits de la conférence de présentation d’Open Graph par Mark Zuckerberg, créateur de Facebook, c’est par ici.

Voir aussi : lemonde.fr, 22/04/10, « Facebook veut mettre en place une cartographie du Web ».

Éditeurs, annonceurs et utilisateurs FB : retrouvez en détail ce que devrait changer Facebook Open Graph pour vous en cliquant ici.

Merci à ReadWriteWeb France pour leurs infos très complètes http://fr.readwriteweb.com/

admin Buzz Marketing, CREATION, Reseaux sociaux

MAAF crée le buzz et s’installe sur le Web

juin 15th, 2010

La Coupe du Monde de Foot bat son plein, mais… CARIBOU s’intéresse pour vous à un autre sport au succès national dans l’hexagone : la râle !

Capitalisant sur le concept de son Palace, MAAF a lancé sa nouvelle campagne et son Championnat de France des râleurs. Une idée originale et décalée, prenant intelligemment prétexte d’un penchant naturel bien français…
Pour participer, prenez la parole en tournant votre propre vidéo, et râlez à loisir sur l’un des thèmes proposés : le couple/ la famille, le travail, les administrations et, bien sûr, les assurances… Un seul impératif : commencer votre vidéo par la phrase ponctuant chacun des clips MAAF (« Appelez-moi le Directeur… »). Les meilleurs râleurs seront récompensés par un jury qui se réunira début septembre.

Pour l’occasion, MAAF a sorti le grand jeu avec un canal Youtube dédié où vous pouvez déposer vos vidéos et voter pour vos favoris. 5 000 € sont à gagner, ainsi que de nombreux lots et une apparition dans le prochain film MAAF.
À noter en plus du concours, de nombreux goodies sont à télécharger pour constituer votre Kit du râleur : fond d’écran, carte de râleur, bannière et même diplôme !

admin Buzz Marketing, CONSEIL, CREATION, Reseaux sociaux, Stratégie Multicanal, Vidéo

SMS & H&M

juin 8th, 2010

Pour le lancement de sa dernière Spring Collection, joliment baptisée « The Garden Collection », H&M se décidait à monter un plan média mobile en avril dernier. Celui-ci  comprenait notamment une campagne d’envoi de messages SMS et MMS auprès d’une cible de jeunes citadines de 25 à 34 ans, auxquelles étaient proposées des coupons de réductions. Des SMS ?! Mais c’est ringard me direz-vous !

En tout cas, c’est l’occasion pour CARIBOU de revenir sur les atouts du Short Message Service.

À l’heure où tout le monde (ou presque) se met à l’emailing, et où internet embarque sur votre téléphone, quel intérêt peut bien avoir une grande marque de textile plutôt branchée et bon marché, à se mettre - ou re-mettre - aux SMS ?
SMS vs WEB

L’internet sur mobile, c’est bien, mais tout le monde n’a pas (encore) accès au web via son téléphone, alors que tout le monde a accès au service de réception SMS.
Et puis pour H&M, le calcul est simple. 3,9 millions de femmes de cette tranche d’âge possèdent un mobile en France (source : M:Metrics) : par rapport à sa cible, le média mobile est donc tout à fait avantageux pour la marque.

Un taux de lecture record !

L’objet « téléphone mobile » est lui-même très intéressant. Au fil des années, il s’est imposé comme un objet du quotidien, qu’on garde toujours sur soi. Il tient dans la main et s’avère facile et rapide d’utilisation. Ce n’est donc pas surprenant que la plupart des études annoncent un taux de lecture du SMS de près de 90%.

Ajoutons à cela :

- une très forte mémorisation du message reçu (car encore peu utilisé)
- une très forte réactivité des cibles grâce à une réponse immédiate par SMS
- une diffusion très rapide : une fois le logiciel ou la solution configurée, il suffit de quelques secondes pour envoyer un message de manière plus simple qu’un emailing car il n’y a aucun langage HTML à connaître
- un SMS peut être archivé et transporté sur le téléphone portable

Les contraintes du SMS :

- Pas de liaison avec le PC, ni de possibilité d’impression.
- Des bases souvent peu renseignées avec les numéros de téléphones portables.
- L’ajout d’un nouvel outil à l’arsenal marketing (formation, achat d’une solution…)
- La « peur d’être trop intrusif.
- Un message qui doit être très court

Pour finir, 4 règles d’or du marketing mobile :

1- Mettre en place un dispositif non intrusif : cibler les consommateurs optinés, limiter le nombre de SMS/ MMS, choisir le bon timing (par exemple le samedi matin pour créer du trafic en points de vente), proposer des offres limitées dans le temps (promotions, jeux-concours…).

2- Offrir une vraie valeur ajoutée : proposer de réels bénéfices en situation de mobilité par rapport aux autres canaux marketing existants, fournir l’information ou le service adapté à chacun (personnalisation, localisation géographique au bon moment), et être créatif.

3- Rester simple et accessible
: plus c’est court et direct, mieux c’est !

4- Jouer la complémentarité avec les autres médias : proposer au consommateur d’approfondir le dialogue initié, intégration de liens dans les SMS ou MMS qui connectent le client automatiquement vers le site mobile de la marque…

Source : AFMM - www.afmm.fr

admin CONSEIL, Conquete / Acquisition, Fidélisation, Stratégie Multicanal

Nostradamus, Google et le moteur de recherche

juin 3rd, 2010

400 ans avant notre ère, Aristote affirmait déjà que « la nature est écrite en langage mathématique ». L’algorythme de Google pourra-t-il alors un jour écrire la grande équation du monde et prédire l’avenir ? C’est ce que semble croire la firme californienne, qui respecte sûrement beaucoup Aristote, et encore plus Nostradamus… Face au secret qu’entoure cette affaire, CARIBOU a mené l’enquête.

Google vient d’investir dans la « Madame Irma » du web : Recorded Future, le moteur de recherche qui veut prédire l’avenir, en repérant toutes les références à des événements annoncés ou prévisibles. Une blague ?
Pour la modique somme de 149 dollars par mois (115 euros), le site vous propose de détailler votre recherche selon 3 critères : « Quoi » (l’évènement qui vous intéresse), « Qui/Où » (la personnalité, l’entreprise ou le pays concernés) et « Quand » (dans une semaine, un mois, un an…).

L’avenir est écrit dans le web

Le principe est assez simple : fouiller le web pour repérer les références temporelles aux mots-clés tapés par les internautes. Des références à des événements passés, en cours et surtout à venir : par exemple, une élection, une OPA ou une tempête annoncée par les médias ou les blogs.

Recorded Future veut d’abord séduire un public de spécialistes. Par exemple : des financiers qui saisissant le terme « OPA » puis le nom d’une entreprise, et qui seraient alertés dès qu’une référence à une future OPA apparaîtrait sur le réseau.
Dommage que ça ne marche pas avec la météo

L’art de la guerre

L’idée a séduit Google via son fonds de capital-risque Google Ventures, qui est devenu actionnaire de Recorded Future. Le montant de l’investissement reste confidentiel, et la start-up refuse pour l’instant de répondre aux journalistes, entourant l’histoire d’un mystère très cinématographique qui fait frissonner CARIBOU.

Recorded Future emploie déjà une quinzaine de personnes, aux Etats-Unis et en Suède selon les sources. Un grand quotidien américain résume : c’est « la rencontre de Google et de Nostradamus ».

Sur son blog, Recorded Future préfère expliquer ses activités en citant un classique de la stratégie militaire, « L’art de la guerre » de Sun Tsu (5ème s. av. J.C.) :
« Ce qui permet au sage souverain et au bon général de combattre et conquérir, d’atteindre ce qui est hors de portée de l’homme ordinaire, c’est l’intelligence de la prévision. »

De quoi joliment nous faire réfléchir sur la notion même de « moteur de recherche ».

https://www.recordedfuture.com/

Source : Rue 89, Recorded Future

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